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La santé buccodentaire

La santé buccodentaire : la priorité des dentistes du Québec

Ces dernières semaines, certains quotidiens, dont La Presse, ont publié des articles sur le coût des soins dentaires, relayant du même coup des propos selon lesquels les dentistes préféraient une approche curative, considérée comme plus payante, à une approche préventive. Ces articles ont en commun d’occulter complètement les aspects les plus fondamentaux des soins dentaires, en plus de mettre en doute l’éthique des professionnels en médecine dentaire.


 

La prévention au coeur de la pratique des dentistes

Bien que la santé buccodentaire de la population s’améliore constamment, les professionnels en médecine dentaire et leurs équipes ne manquent pas de travail. Cette préoccupation grandissante pour la santé buccodentaire n’est pas née spontanément : c’est le résultat du long travail de milliers de dentistes qui sont intervenus personnellement auprès de millions de patients, depuis près de 50 ans, pour suggérer les meilleures pratiques d’hygiène buccale.

Ce travail de prévention s’exécute tous les jours, dans tous les cabinets de dentistes, tant par le dentiste lui-même que par les professionnels qui l’entourent, dont les hygiénistes dentaires qui travaillent sous sa direction. C’est par conscience professionnelle et par respect de son Code de déontologie – jamais par appât du gain- que le dentiste adopte une approche curative et qu’il détermine le plan de traitement par lequel il fera tout ce qui est en son pouvoir pour que ses patients retrouvent la meilleure santé buccodentaire possible.

Le fait que les Québécois se montrent toujours plus préoccupées – et toujours plus exigeants – quant à leur santé buccodentaire et à l’esthétique de leur dentition constitue le témoignage le plus éloquent de la réussite du travail de prévention des dentistes.

 

Qu’en est-il des coûts?

En rapportant que les traitements dentaires « sont coûteux », les articles en question avaient là une belle occasion d’en expliquer la cause. Or, on ne mentionne nulle part que les cliniques dentaires, assimilables à de mini-hôpitaux entièrement consacrés à la santé de la bouche, entraînent des frais d’exploitation qui représentent en moyenne 67% de la facture. On ne mentionne pas non plus que ces coûts varient surtout en fonction de l’état de santé buccodentaire du patient, du niveau de difficulté des soins, de leur durée, des frais de laboratoire et autres.

Alors que les patients ignorent généralement le coût des soins de santé qu’ils reçoivent, il en va autrement des soins dentaires si l’on fait exception des personnes admissibles au régime public. C’est un choix de société: en l’absence de l’universalité de l’accès aux soins dentaires, chaque patient doit assumer les coûts de ses propres soins et les dentistes ne peuvent que composer, en toute transparence, avec cette réalité.

Un autre aspect fondamental du travail des dentistes, qu’on omet souvent de mentionner, est qu’ils assument directement les conséquences du sous-financement répété du programme public de soins dentaires. Jusqu’ à récemment, la rémunération des dentistes, pour ce programme, se trouvait en deçà du coût moyen de livraison des soins : en termes clairs, les dentistes finançaient le régime public de soins dentaires. Aujourd’hui encore, ils y travaillent à honoraires réduits.

 

Préserver la même qualité de soins pour tous les Québécois

Il apparaît enfin nécessaire de souligner l’importance de préserver la même qualité de soins dentaires pour tous les Québécois. Celle-ci ne se limite pas à un bon détartrage ou à un bon nettoyage. Elle commande qu’un docteur en médecine dentaire, le chirurgien-dentiste, procède à un examen complet de la bouche : antécédents médicaux et dentaires ; examen clinique des tissus durs et mous et interprétation des radiographies, le tout afin de diagnostiquer les signes précurseurs de problèmes plus graves. Bien qu’il soit entouré d’une équipe solide et compétente, seul le dentiste détient la formation universitaire et l’expertise nécessaire à cet effet.

Il ne doit pas y avoir deux catégories de patients : ceux qui sont suivis par un docteur en médecine dentaire et ceux qui ne le sont pas. C’est pour cela que l’Association des chirurgiens-dentistes du Québec continuera de promouvoir l’accès à des soins dentaires complets et de qualité, sans discrimination, pour l’ensemble des Québécois.

Cet article suit bien notre philosophie et vision de pratique. Nous espérons vous avoir fournis plus d’informations et avoir répondu à certaines de vos questions.

Clinique dentaire Fortin Poirier

Référence : L’Association des chirurgiens-dentistes du Québec, Dr Serge Langlois président.

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